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Samedi 27 mai 2006
Le carnet de voyage de mon tour de Corse.

 

 

L'idée est de partir en Corse à vélo voir de plus pres cette île que tout le monde me dit etre un véritable joyaux.

 

Départ Lundi15 mai 2006 de Paris.

Le train Paris-Marseille d'ou je dois prendre le Ferry pour Bastia est à 7h20. Donc reveil de bonne heure pour arriver à la gare au moins 1 heure avant le départ afin d' avoir le temps de démonter le vélo(merci la SNCF) et de l'emballer  (voir Conseils). Cette montée dans le train et le transport du vélo me préoccupais mais tout se passera finalement tres bien. Peu de personne dans la gare à cette heure matinale, je me mets a l'écart et je prépare le vélo tranquillement sous les yeux interrogatifs des voyageurs. Une demi-heure plus tard je suis prêt, il n'y a plus qu'a attendre l'annonce du quai pour s'y précipiter et mettre tranquillement le vélo et les sacoches dans les casiers à bagages. Le contrôleur est sympa sur le quai et finalement il n'y a pas grand monde dans mon wagon. Le voyage commence bien.

Arrivé a 10h30 à Marseille, le Ferry doit appareiller a 19h avec un embarquement prévu 2h avant, j'ai donc la journée pour visiter la ville.

D'abord un petit tour dans le Panier, un vieux quartier de marseille pres de la gare. Les rues sont etroites et le coin populaire et tres agréable. Puis direction le fameux vieux-port, les bateaux de pécheurs sont à quai à coté du Belem un bateau école magnifique. Il y a des stands sur les quais ou l'on vend la pêche du jour. Je longe les quai puis direction le sud vers la plage du Prado, il fait un temps magnifique. Apres une pizza aux anchois (degeulasse d'ailleurs) en bord de la mer, je vais me promener tranquillement vers notre dame de la garde, j'en profite pour avaler une montée assez sèche parcequ'elle est vraiment perchée sur les hauteurs de marseille la bonne mère...La vue est heureusement superbe. Encore un tour dans la vieille ville a la recherche du Bar le Mistral et de Frémont puis direction la gare maritime pour embarquer sur le majestueux Danielle Casanova.

Le voyage se passera tres bien, le bateau est a moitié rempli et il est immense. Pour Dîner, je m'offrirai une entrecôte (Merci les tickets restos) dans le grand restaurant avec vue plongeante sur la méditérranée. Je pense alors a mon vélo, seul dans la cale avec ces grosses voitures prêtes a lui bondir dessus, le pôvre.  

  

 Mardi 16 mai.

Bastia-Macinaggio 40km.

Accostage 7h30. J'ai mal dormi finalement, des courbatures m'accompagnent les premiers kilometres. Apres le ravitaillement (baguette,yop et deux croissants), Je sors de la ville rapidement par le Nord, direction le cap corse. Pas trop de circulation, c'est vraiment tres agréable. La route est bien entretenue et les automobilistes sont respectueux et s'ecartent pour me doubler. La mer est d'un bleu impressionnant, j'aligne les kilometres a ses cotés jusqu'a une premiere plage pres d'Erbalunga.

Ce sera ma premiere pause pour prendre mon petit dejeuner. Personne aux alentours il est 9h et j'ai la plage pour moi tout seul. J'en profite pour réajuster mes sacoches et mieux repartir le poids.

Toute la montée vers Macinaggio a la pointe de la corse est une succession de petites plages bien sympathiques qui invitent a la pause réhydratation. Je ne m'en priverai pas. Le soleil est bien haut et il fait un temps superbe pour cette premiere journée.

Arrivé a Macinaggio plus possible de continuer, je marrete acheter une baguette et du jambon corse pour midi. Le sentier qui suit la pointe nord est un sentier qui d'apres l'épicier n'est pas faisable a vélo. Je m'installe donc au camping U Stazzu (7euros).

Il n'y a qu'un couple de Hollandais avec moi. Apres l'avoir salué, il viendra m'offrir quelques fraises qu'il a acheté ce matin. Sympa. Le proprietaire du camping est un vieux corse. son occupation principale c'est eleveur de chevaux mais il s'occupe aussi pour la saison touristique de ce bout de terrain ombragé. Il a du mal a comprendre les touristes qui lui demande s'il a une connexion ADSL et ou se trouve la piscine, il est vraiment cool et semble tres heureux de voir un touriste, parisien de surcroit voyager sur un vélo. C'est le meilleur moyen de profiter de l'île me dit il.... J'apprendrai aussi que le camping cariste est tres mal vu par les corses.

Je vais passer le début d'apres midi a regler un probleme ennuyeux: ma Carte Visa ne marche pas et je ne peux pas retirer d'argent. Apres quelques coup de fil a ma banque on me promet que tout sera réglé demain matin (esperons). Je me renseigne quand meme a la poste pour savoir comment me faire envoyer de l'argent rapidement, on ne sait jamais. 

Ce soir, le repas sera moins elegant qu'hier: spaghettis bolognaise et fraise de hollandais pour le dessert. Je me couche avec le soleil a 21h, pourtant la route n'a pas été trop dure et je n'ai eu aucune côte difficile a grimper depuis Bastia.

 

Mercredi 17 mai.

Macinaggio-St Florent 75km.

Départ vers 8h, direction le distributeur...suspense...ca marche. Ouf! rassuré pour la suite du voyage, la prochaine fois je prendrais plusieurs moyens de paiement. Ca m'apprendra.

Bon, ravitaillement pour la journée avant de passer sur la côte ouest de la corse. Le proprietaire m'a dit qu'il n'y a pas de commerce jusqu'a Centuri et encore. Je fais donc le plein avant de partir (pain, gateaux, yop , croissants évidemment, et fromage. Je prendrai mon petit dej en dehors du village avant d'attaquer ce qui ressemble sur la carte a une bonne cote. Je croise quelques supporters sur le bord de la route.

 Effectivement, ce sont 2 heures de montée qui m'attendent des le départ. ce sera d'ailleurs toujours le scénario en Corse, les villages et les campings étant dans la vallée, je finirai toujours mes journée par une longue descente et mes premiers coup de pédale se feront toujours dans l'effort. Je coupe donc dans les terres pour rejoindre le coté occidental de l'île. La vue est magnifique d'en haut, le cap corse est d'ailleurs l'endroit le plus sauvage avec le désert des agriates. Toujours aussi peu de circulation, c'est un régal d'enchainer les montées et les descentes dans un tel environnement.  J'arrive a 12h a Centuri, je me fais un copieux sandwich a l'ombre d'un olivier. Je compte rallier Nonza et voir si je peux trouver un camping dans le coin. Mais rien pour le campeur, il faut aller a Farinole, je continue. Le versant de cette île est encore plus beau que l'autre, les couleurs ressortent avec les reflets sur la mer. Magique.

Bon, a force de regarder la mer, j'ai raté le camping de Farinole, je vois un panneau qui me dit de rebrousser chemin sur 5km. Pas question, j'ai encore les jambes fraîches apres 50km, je continue direction Patrimonio. Puis finalement, voyant que St Florent n'est plus qu'a 20 km je décide de pousser jusqu'a la bas. J'arrive enfin, il est 16h.

Bouh, plein les pattes. J'ai hate de monter ma tente, prendre une bonne douche et me reposer. Je m'installe au camping "Aqua Dolce" (le moins cher du séjour 5,5 euros)

 La ville de St-Florent est tres tres jolie. Petite ville touristique certe mais pas de grands hotels malgré ses 2 belles plages. La petite place centrale rend le tout tres sympa et agréable, je viens a peine d'arriver mais je m'y sens déja bien.  Ce soir finale de la ligue des champion (Barca 2-1 Arsenal) oblige, j'irai voir le match dans un bar en compagnie de quelques corses et d'un anglais rigolard. L'acceuil est chaleureux, décidemment cette ville me plait. Le retour au camping se fera a la lueur de ma lampe frontale, il fait nuit noire. Coucher vers 23h, c'etait une grosse journée, j'espere que ca ira demain.

 

Jeudi 18 mai.

St Florent-Saleccia 35km (dont 15km de piste).

En partant ce matin, je me renseigne sur le desert des agriates que je dois traverser aujourd'hui. J'apprends qu'une piste le traverse et débouche sur deux plages magnifiques et sauvages parait il (Saleccia et Lotu) . Ca a l'air tentant, la piste commence a Casta et plonge dans le desert jusqu'a la mer, il est impossible de la prendre si on a pas un bon 4X4, un VTT ou de bons pieds. Ca permet de filtrer les touristes, ca me plait. Meme chargé de sacoches, je pense que ca peut passer. J'appelle donc le petit camping de Saleccia a coté des deux plages pour savoir si je pourrai dormir la bas ce soir et ne pas avoir a me taper la piste aller retour dans la meme journée. Le camping est ouvert, c'est parti pour la traversée du désert des agriates. En partant de St-Florent, j'ai l'impression de ne pas avancer, je m'arrete pour voir si je n'ai pas crevé...Rien, les pneus sont bons. 200 m plus loin, je m'arrete encore pour vérifier que rien ne frotte sur la roue ou quelquechose parceque je me traine. Toujours rien. Non non, ce sont en fait  mes jambes qui me rapellent que hier j'ai fait 75 km tout simplement...

 Bon, là franchement c'est le bonheur. Le desert des agriates est une reserve naturelle protégée, la piste qui le traverse est difficile et tres remuante mais la récompense est au rendez vous. On se sent vraiment au milieu de la nature, pas une seul habitation, quelques vieilles bergeries en pierre, une végétation courte mais superbe et le tout en traversant un troupeau de chevres.

La piste est tout en descente vers la mer, au début on prend un réel plaisir a se laisser porter puis on commence a se dire que tout ce qu'on descend, on devra bien le remonter un jour...et la c'est plus problématique car vu la difficulté de la piste et la pente a certains endroits ca promet 4 a 5 h d'effort au retour avec de tres nombreuses séances de poussages de vélo a prévoir.

Apres 2h de descente j'arrive au camping "U Paradisu" Un paradis de camping effectivement: pas d'electricité, ce sont quelques panneaux solaires qui font le boulot et pas d'eau potable. Le camping est désert a l'exception d'un italien qui va passer 3 mois ici. Le gardien, Ahmed est la toute l'année. Une vraie rencontre Ahmed, sympa, bosseur et tres chaleureux. Il me voit arriver de loin et m'encourage pour les derniers metres. La piste m'a secoué, 2 heures les bras tendus a faire attention la ou je mettais les roues ça use. Il me propose un coca, je ne peux pas le refuser.

Alors Ahmed passe l'année ici, au fin fond des agriates, son patron vient le ravitailler toutes les 2 semaines ou tous les mois selon son humeur. Mais il veille avec conscience sur son camping, je vois Ahmed bosser toute l'apres midi, a repeindre ici ou a réparer la bas.  Bon, j'ai bien souffert, maintenant la récompense, allons voir cette fameuse plage de Saleccia que l'on dit si belle et protégée.

Effectivement, sable blanc et eaux turquoises c'est U Paradisu ici !!!  D'autant qu'il n'y a pas foule, je partage cette plage de rêve avec quelques vaches qui bronzent au bord de l'eau. Des Vaches corses quoi...

Je vais passer ici des heures mémorables de calme, de sérénité et de beauté naturelle...Assurément mon plus beau moment sur l"île, je partirai de cet endroit avec un pincement au coeur, sachant que je quitte un havre de paix loin des voitures, du bruit et de la ville.

La cerise sur le gateau arrive le soir, Ahmed me prépare (a prix d'ami) un tagine de poisson a tomber parterre. Quand je vous disais que c'est U Paradisu !

 

Vendredi 19 mai.

Saleccia-île rousse 50km.

Revenons un peu sur terre, je suis au bout du bout du desert des agriates a 4/5 heures de la premiere route et je ne sais pas trop comment repartir de là. En discutant avec un Corse qui organise des randonnées a cheval dans le coin, j'apprends qu'un bateau au depart de St-Florent dépose des touristes qui viennent passer la journée sur la plage du Lotu, le bateau repart et il fait ensuite des navettes toutes les deux heures de 11h a 18h. Avec un peu de chance, le capitaine du bateau pourra me ramener a St-Florent, je tente le coup direction la Plage.

J'arrive sur la Plage a 9h,  personne. J'en profite pour bronzer tranquillment en attendant le bateau qui je l'espere va pouvoir me ramener a St-Florent.

S'il ne vient pas ou s'il ne veut pas me prendre, tant pis j'attaquerais la piste dans l'autre sens pour retomber sur la route et continuer, mais avec la chaleur je risque de passer une apres-midi éprouvante.

Heureusement vers 12h arrive "Le Popeye" charmant petit bateau qui, a l'aide d'une annexe, dépose 15 touristes sur la plage. Ils doivent se demander ce que je fais là...Je vais voir le capitaine du bateau, il accepte sans probleme de me ramener mais il faut partir tout de suite parceque le bateau est petit et que le vélo prend de la place. C'est donc le retour sur St-Florent les cheveux aux vents a admirer de loin les deux plus belles plages de l'île: Saleccia et Lotu.

Apres un bon déjeuner a St-Florent, je reprends la meme route qu'hier sauf que cette fois je ne prends pas la piste qui traverse le desert des Agriates, je me dirige vers l'ile rousse. Apres la montée sur Casta c'est une longue descente qui m'amene a l'île-rousse. La Ville est vraiment touristique mais elle est tres animée et sa plage est tres belle. Je traîne un peu en ville puis je vais au "camping des Oliviers" (9,5 euros) l'acceuil y est  execrable et le prix ne rattrape pas l'affaire.

Le soir je dinerais avec deux cyclocampeurs qui se sont rencontrés le jour même et qui font le trajet inverse du mien, ils vont au cap corse. On s'échange des conseils et des anecdotes sur nos parcours respectifs. Ils adorent ma tente qui a l'air bien plus solide et spacieuse que la leur pour un poids identique. On passe la soirée a discuter autour du réchaud.

 David me dira: "Les ticket-resto c'est le plus beau cadeau pour un cyclocampeur"...j'acquiesce. Ils font plus de 100km par jour et il n'ont pas trop le temps de visiter, moi j'essaye de faire velo le matin et detente l'apres-midi, c'est une autre maniere d'envisager le voyage. On va se coucher avec un vent qui commence a soufler de plus en fort.

 

Samedi 20 mai.

île rousse-Calvi 35km.

Départ tres tres matinal a 6h pour eviter le trafic, la route qui va de l' île rousse a Calvi est en partie une nationale, ca change des petites routes du Cap Corse, ici on vous double a 100km sans trop s'écarter. C'est stressant, d'autant que le nombre de camions et de camping-car s'intensifie. Heureusement, le paysage est encore la pour soutenir le moral.

Finalement en partant si tôt j'ai évité le trafic, je suis quasi seul sur la route et je fais la portion de Nationale tranquillement. Par contre un vent dantesque me ralenti considérablement. Les bourrasques sont si fortes que je dois souvent mettre pied a terre. C'est en vent de face sans pitié pour mes mollets, je serais même stoppé en pleine descente tellement ca souffle. D'autant que les reserves commencent a manquer, je tiens grace a des abricots séchés et des Michokos. Heureusement je recois des encouragements le long de la route de ces trois compères.

 Je suis content d'arriver a Calvi. D'abord gros ravitaillement, Poulet, Gorgonzola, Oeufs etc. Puis Je fais un tour en ville et je visite la citadelle, jolie sans plus. La matinée sera consacrée au bronzage sur la plage. L'Apres- Midi je rejoins le camping "la clef des champs" (5,5 euros) qui se trouve a 300 metres de la plage. Calvi est trop touristique, beaucoup trop de monde, ca me perturbe. C'est que j'ai pris l'habitude d'avoir la plage pour moi tout seul maintenant.

Le soir je tente des Pates au Gorgonzola, ce sera un echec cuisant, je me rattrape avec une belle omelette. Le soir: lecture, inspection de l'itinéraire de demain et au duvet.

 

Dimanche 21mai.

 Calvi-Galéria 40km.

 Parti a 7h30, j'ai le droit a une route sans voiture, on est dimanche. C'est une départementale qui suit scrupuleusement le bord de mer, la vue est dégagée c'est splendide de pouvoir rouler avec un tel paysage. Lorsque le soleil prend un peu de hauteur, les reflets sont de toute beauté... 

Avec un tel cadre, pas de probleme pour grimper la premiere cote de la journée , apres c'est une succession de petits cols pour suivre le contour du rivage. Ca monte pendant 15 min puis 5 min de descente puis ca remonte...

J'avale tranquillement les kilometres sans m'en rendre compte. Galéria n'est plus tres loin. Allez  une deniere montée avant l'arrrivée.

Galéria est un petit village en bord de mer entourée de hautes collines. Premiere conséquence, le portable ne capte pas, deuxieme conséquence, demain matin, ca va grimper sec.. Je trouve rapidement le camping  "Idéal" (7,5 euros). il n'est pas tres grand mais il est ombragée et ca c'est un bon point parcequ'il fait vraiment tres chaud cet apres midi. Apres un bon dejeuner, une petite pause lecture a l'ombre.

Avant d'aller a la plage, je discute avec un cyclo qui utilise une remorque pour porter ses affaires. Il a l'air d'en etre tres content par contre il m'avoue que dans le train, c'est un enfer pour tout caser et que ca lui pose des problemes a chaque fois. Je m'en tire bien avec mes deux sacoches finalement, pourtant j'ai longtemps hésité entre sacoches et remorque, ce sont les difficultés de transport qui m'ont fait pencher pour les sacoches. Bon choix pour le moment. Maintenant, direction la plage.

Fini le sable blanc de Saleccia, mieux vaut ne pas courir pied nus ici. L'eau est gelée et on est plus proche des galets que du sable fin...mais le temps est superbe alors farniente sans modération d'autant plus qu'il n'y a pas grand chose a visiter. La soirée sera consacrée a la vérification et au nettoyage du matériel, vélo, sacoches, frein etc... L'ensemble n'a pas trop souffert même s'il a fallut resserer les attaches du porte bagages qui avaient quand même subi de grosses sollicitations aux Agriates. Mon diner sera froid ce soir, je tombe en panne de Gaz pour mon réchaud... Dommage, j'ai pourtant besoin de force, en étudiant le parcours du lendemain je vois que la route qui meneaux Calanches de Piana est bien pentue.

 

Lundi 22 mai.

Galeria-Cargèse 70km ?

J'ai tres bien dormi, mon duvet n'est pas tres épais mais il fait tellement bon que ca suffit largement. Je pars a 7h, le camping est encore endormi et le temps s'annonce magnifique. il va falloir d'abord sortir de cette cuvette ou se trouve le village puis direction Piana. Allez, a l'assaut des montagnes!

J'ai effectivement le droit a 2h de montée régulière, la pente est finalement assez douce. la route est taillée a flanc de montagne, terminé le bord de mer. chaque coup de pédale me rapproche du sommet que j'apercois au loin. Je décide d'avaler la pente d'un sul trait et de me reposer au sommet. En me retourant je me rends compte que j'avance assez bien, ca me donne du courage. Le sommet n'est plus tres loin, ca y est j'arrive enfin, un panneau m'indique que le col culmine a 450m... j'aurais plutôt dit 1500m ou 2000m. On va quand meme les croire sur parole.

La vue est superbe la haut. Je mange tranquillement en méditant sur mon petit everest. Un petit snack propose la canette de coca a 2,80 euros !? ca m'arrache un sourire. La descente qui suit est gachée par les travaux sur la route, ils sont en train de la refaire pour les juilletistes/Aoutiens. Gentille attention qui m'oblige a me taper de la terre et du gravier sur au moins 15 km. Grr. Il faut etre vigilant a chaque instant, c'est pas une récompense pour les efforts fournis.

Apres le Golfe de Galéria, je rentre donc dans le Golfe de Girolata. J'en prends plein les yeux au détour d'un virage..

Les roches rouges sont magnifiques. A peine le temps de me remettre de ces couleurs et voila que j'arrive au dessus de la village de Porto avec sa tour génoise.

 

Porto est tres agréable, Je m'y arrete, le temps de me ravitailler et de m'interroger. Il y a beaucoup d'offre pour faire de la plongée et l'eau est vraiment transparente. mmh finalement non. Je renonce. Si l'envie me reprend, j'irai m'acheter un masque et un tuba. Allez c'est reparti, Piana m'attend, je me retourne pour reprendre une photo de Porto de l'autre versant. Pas de doute, l'endroit est vraiment beau... et la mer, la mer ahhhrrrg...

La montée sur Piana commence, et la je souffre malgré le paysage. La pente est dure voire meme tres dure par endroit. Le coin est beau, ca ne fait aucun doute mais il attire trop de touristes, je croise des cars ce qui ne m'etait pas arrivé depuis Bastia. Et ca monte encore et toujours, je m'arrete régulièrement des que je dépasse une fontaine et il y en a tous les 5 km. J'en profite pour remplir ma bouteille, je ne sais pas combien de temps va durer cette ascenssion.

A l'approche du sommet, j'apercois un regroupement de cars d'ou sortent des grappes de touristes. Ils vont tous photographier la fameuse "tête de chien". Une roche qui ressemble a une tête de levrier...Mouais passionnant.

 

Je n'ai pas monté tout ca pour voir un caillou en forme de tete de chien, je vous le dit tout de suite !!! Heureusement qu'il n'y a pas que ca a voir a Piana, s'il y a autant de touristes (pour la saison) dans le coin c'est que la vue d'en haut vaut vraiment d'y grimper et non pas de s'y faire déposer en voiture, je vous jure qu'on apprecie d'autant plus un paysage qu'on y a mis de la sueur pour l'atteindre. Les pierres sont rouge-orange, le ciel et la mer ne font qu'un. Bref, la nature nous offres ce qu'elle sait faire de mieux. Mes quelques photos ne sont vraiment pas a la hauteur sur ce coup la.

 Me voila au sommet, je suis carbonisé et j'ai une faim de loup malgré mon sourire crispé de jeune premier. Sans vous parler de l'odeur biensur...heureusement la descente va aerer tout ca.

 

Avant d'arriver au village de Piana, je m'attable au restaurant panoramique pour déguster une bonne glace. Le mercure doit afficher plus de trente degré en ce début d'apres-midi. Je savoure sans modération ce petit bonheur de glace. La descente commence, elle m'amene au village en quelques minutes. La, déjeuner sur la place, bien a l'ombre. La gentille hotesse de l'office du tourisme me dit qu'un camping se trouve un peu plus bas. J'avais prévu de dormir a Piana mais le trop grand nombre de touristes a mon gout (c'est a dire plus de 5) m'incite a continuer. Je suis fatigué mais je sais que la route descend jusqu'a Cargese 30 km plus loin. Laissons nous porter par la gravité. Longue tres longue descente jusqu'a Cargèse et la des mon arrivé a 16h, plongeon direct dans la piscine. hmmm, le pied.

Camping"Torracia" (8,30 euros) rien de spécial a part la piscine et le sol dur a briser même les sardine en titane. Farniente et spaghetti al Pesto, voila comment se finira cette longue journée.

 

Mardi 23 mai

Cargèse-Sagone puis finalement Sagone-Ajaccio 55km

Grasse matinée bien mérité apres les efforts d'hier. D'abord le petit déjeuner: 3 oeufs au plat, de la vache qui rit et des Figolu, le tout melangé dans un bol. (non, je déconne). Le temps est couvert ce matin en partant vers 10h. Etrange, moi qui n'ai connu que le soleil depuis mon départ. Ce n'est pas grave, je roule au frais.

Non, sur cette photo je ne suis pas en train de faire mes besoins...

J'avais prévu de faire une toute petite étape aujourd'hui, les 20km qui sépare Cargèse de Sagone. Mais le temps un peu couvert et le mauvais feeling en arrivant a Sagone me pousseront a avancer l'étape du jour et a atteindre directement Ajaccio.  Sagone ne m'a pas du tout plu, pourtant il y a une longue plage, mais la rue principale est sans ame, pas de place du village, pas de sourire en arrivant, j'ai du y rester 15 min pas plus. Petit coup de geule, l'office du tourisme ouvre seulement de 13h a 16h.. L'eau est belle quand même, dommage que le reste ne suive pas.

En dépassant le village de Calcatoggio un peu plus loin, je passe devant la maison de mes rêves. Une vieille batisse avec la mer derriere. Sans doute une ancienne bergerie.

J'essuie la bave sur ma bouche et je reprends la route direction la capitale. Un dernier col a passer pour arriver dans la vallée ou se trouve Ajaccio. Le traffic se fait de plus en plus dense avec son cortege de bruit de moteur et de pollution. Le port de la chasuble devient indispensable.

La descente sur Ajaccio est rafraichissante, je rempli mes bouteilles chez un antiquaire tres sympa  mais je crève avant d'arriver en ville. Ma premiere crevaison depuis que j'ai des pneus "Schwalbe", c'est a dire 2 ans. Mais la, ils ne resistent pas a un énorme morceau de verre. Je me pose tranquillement et je répare ca. J'ai crevé a 50m d'une station service, c'est pas beau ca?

L'arrivé a Ajaccio est tres tres décevante, il faut dire que l'approche se fait par la zone commerciale avec cest grands entrepots et ses grandes enseignes, LaFoirefouiile, Decathlon, la Halle aux chaussures etc... Ca casse le moral. Mais si au départ la déception est la, Ajaccio vaut beaucoup mieux que ca. Je ne le saurais pas aujourd'hui, la route a été longue, il est déja 18h. Une douche et des spaghetti bolognaise au camping "les mimosas" (6,50 euros) sur les hauteurs de la ville puis direction le duvet.

Mercredi 24 mai.

Ajaccio et ses environs 40km

Il a plu pendant la nuit. C'est qui est génial en Corse, il fait beau tout le temps et quand par malheur il pleut, c'est de minuit a 5h du matin... Ce matin, je discute avec mes voisins d'emplacement. Quatres cyclistes avec de tres beaux vélos, ils ont 50 ans a peu pres, ils font aussi le tour de corse mais dans l'autre sens. A une différence près, ils n'ont pas de sacoches mais des femmes. Ce sont leurs épouses qui les suivent avec 2 camionnettes et qui arrivent avant eux a l'étape pour tout leur préparer. Florence, tu sais ce qu'il te reste a faire... ;-)

Aujourd'hui, le programme c'est balade en ville, puis aller voir les îles sanguinaire a l'extreme pointe sud. Je décolle vers 10h, la vieille ville est tres belle avec ses statue a la gloire de Napoleon a chaque coin de rue et sur chaque place.

Pour en apprendre un peu plus sur la ville, je vais suivre le petit train touristique qui sillone la ville. Ainsi, j'ai le parcours et les commentaires a l'oeil. Dans le Golfe d'Ajaccio il y a une régate avec de vieux mais superbes bateaux je vais y jeter un coup d'oeil.

L'eau est tellement transparente en Corse que meme dans le port, on apercoit la quille des bateau a 4m de profondeur. Bon, direction les îles sanguinaires, il parait que c'est un petit coin de Bretagne. Pour y aller, il faut suivre le bord de mer sur 15km. 15 km de plages publiques et privées avec son lot de paillottes et d'hotels. Rien de bien réjouissant. On se croirait sur la cote d'azur. Un attroupement de cars de touristes me signale la présence de la tombe de MONSIEUR Tino Rossi sur le chemin des sanguinaires. C'est sous un soleil de plomb fondu que j'arrive enfin.

On dirait effectivement un petit bout de Bretagne avec son Semaphore qui trone sur les rochers. Sur le chemin du retuour, je m'arreterai bronzer quelques heures sur une plage a l'écart. Le séjour touche a sa fin, il faut capitaliser le soleil. Il parait qu'a Paris le temps est comment dirais-je... Maussade. Ici c'est le remake de la canicule 2003. Je croise quelques cyclistes rasés et dopés qui font des allers-retours sur la route des sanguinaires, ils me depasseront une dizaine de fois durant l'apres midi sans un seul signe de bonjour ou un regard, je n'ai pas la tenue moulante et la monture de circonstance, donc je n'existe pas pour eux...

Ce soir, je fais un tour en ville pour trouver un resto sympa, Finalement en entrant dans une librairie je deniche dans le guide du routard le restaurant DA MAMA. avec son symapthique menu a 11 euros et son acceuil plus que chaleureux. Il est situé dans une petite ruelle ete les tables sont disposées de part et d'autre de la chaussée. Le cadre est calme et a l'ombre d'un arbre magnifique. A conseiller! C'est le ventre bien rempli que je vais me coucher. Le grand départ est prévu pour demain 17h.  

 

Jeudi 25 mai

ajaccio et ses environs encore...

Reveil a 7h, tres bonne nuit. C'est le grand nettoyage du matériel. Je vois partir quelques cyclos pour le nord. Je les envie un peu. Bon, depart du camping vers 8h30 je vais prendre mon petit déjeuner sur le marché d'Ajaccio. Fraises, Blettes au Brocciu et beignet de courgettes mmh, un régal.

Je devais aller faire un tour a Porticcio, un joli village un peu plus au sud d'Ajaccio mais en discutant avec des cyclos, j'apprends que la seule route possible est une Nationale. Pas question de me risquer la bas donc. Je vais faire le Corse aujourd'hui. Lecture de l'Equipe sur la place Foch au milieu de vieux qui parlent foot avec une passion débordante. Puis achat de charcuterie et de Fromages Corses pour le retour. Les prix de la charcuterie vont du simple au quintuple, il faut se mefier d'abord du prix mais aussi de la qualité.

Apres mes achats et deux bons sandwichs, je vais lezarder sur la plage en attendant le départ de mon bateau le GIROLATA qui est déja a quai et qui est encore plus immense que celui que j'ai pris a l'aller.

17h, le voyage touche maintenant a sa fin, je me dirige vers la gare maritime. Le retour se passera sans probleme, aussi bien sur le bateau que dans le train.

La Corse est un véritable bijou surtout a cette période de l'année. Peu de touristes surtout dans le nord et peu de circulation, le bonheur pour tout cyclotouriste. C'etait mon premier voyage a vélo mais certainement pas le dernier.

Au programme le canal du Midi, les chateaux de la loire et Bientot la Norvege et pourquoi pas Cuba ou un tour complet de la méditérranée.

  

a suivre...

 

 

Par bernard - Publié dans : lesvoyagesdejc
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